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accueil : Oh les beaux jours : Andrée Lachapelle

Andrée Lachapelle

Interprète de Winnie

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Andrée Lachapelle
Crédit : Dominique Malaterre

« Andrée Lachapelle impose le respect. Je veux dire qu’il est impossible de mal se comporter, humainement parlant, lorsqu’on est en sa présence. Par sa propre tenue, joyeuse, évidente, gracieuse, mais aussi pleine de colère, une colère de tigre, sage et sauvage, Andrée empêche tout comportement vulgaire, et cela, sans même en être consciente ; cette insouciance la rend encore plus puissante. J’aime voir Andrée écouter des coulisses le jeu des autres comédiens, particulièrement les jeunes ; j’aime voir les larmes lui venir aux yeux, car c’est l’expression d’une force, celle d’aimer et de s’ouvrir aux autres, qui dépasse l’entendement. La lucidité d’Andrée dans la vie est sa force comme comédienne. Elle connaît sa mesure, elle sait sa lumière, elle se connaît très bien elle-même dans le sens grec du mot : elle sait aimer. »
       Wajdi Mouawad

Biographie Dès les débuts de sa prolifique carrière, Andrée Lachapelle séduit le Québec par son élégance et sa beauté, mais surtout par son grand talent d’interprète qu’elle met à la disposition du théâtre, de la télévision et du cinéma. Aujourd’hui, le charme opère toujours.

André Brassard a dit d’elle, pour lui exprimer toute son admiration, qu’elle était «  un cadeau du bon Dieu à l’humanité souffrante ».

Au théâtre
Parmi ses nombreuses prestations à la scène, on retient ses rôles inoubliables dans les créations de Dubé : Les Beaux Dimanches, Au retour des oies blanches (Comédie canadienne, 1965 et 1966) et Bilan (TNM, 1968). Dès les années 1960, elle brille dans des comédies telles La Locandiera de Goldoni (Nouvelle Compagnie Théâtrale, 1965) et La Dame de chez Maxim’s de Feydeau (Rideau Vert, 1970). Elle interprète avec autant de brio les rôles dramatiques, comme dans Oncle Vania (L’Égrégore, 1966) et La Cerisaie (Théâtre du Trident/Rideau Vert, 1988) de Tchekhov ; La Chatte sur un toit brûlant (Trident, 1972) et Un tramway nommé Désir (Théâtre de l’Atelier, Paris, 1975 et Trident, 1984) de Tennessee Williams.

Andrée Lachapelle participe à la création des pièces de Jovette Marchessault La Saga des poules mouillées (TNM, 1981) et Anaïs, dans la queue de la comète (Quat’Sous, 1985). Elle est de l’aventure des Bonnes de Jean Genet, dans une mise en scène de René Richard Cyr (Espace Go, 1992) ; elle triomphe avec Albert Millaire dans Célimène et le Cardinal de Jacques Rampal, dans une mise en scène de Michèle Magny (Café de la Place, 1993) ; elle incarne une auteure à succès dans Le Passage de l’Indiana de Normand Chaurette, dans une mise en scène de Denis Marleau (Théâtre Ubu/CNA/Festival d’Avignon, 1996) ; elle se frotte à l’univers de Claude Gauvreau dans Les oranges sont vertes, spectacle mis en scène par Lorraine Pintal (TNM, 1998) ; et se fond à nouveau dans l’univers tourmenté de Tennessee Williams dans Soudain l’été dernier, dans une mise en scène de René Richard Cyr (Jean Duceppe, 1994).

Andrée Lachapelle participe à l’immense succès d’Albertine en cinq temps de Michel Tremblay, dans une mise en scène de Martine Beaulne (Espace Go, 1995-99) puis se retrouve seule en scène pour Les Règles du savoir vivre dans la société moderne de Jean-Luc Lagarce, dans une mise en scène de Serge Denoncourt (Espace Go, 2001). Elle fait partie de la distribution d’Incendies de Wajdi Mouawad (FTA/Quat’Sous, 2003-2005 + tournées 2008), et ravit dans La promesse de l’aube d’après Romain Gary, sous la direction d’André Melançon (Espace Go, 2006 et tournée québécoise, 2007).

Oh les beaux jours marque sa cinquième collaboration avec le metteur en scène André Brassard, après Mademoiselle Roberge boit un peu de Zindel, dans une adaptation de Michel Tremblay (Compagnie Paul Buissonneau, 1971) ; Les Paravents de Genet (TNM/CNA, 1987) ; Les Dernières Fougères de Michel D’Astous (Rideau Vert, 1989) ; et Les Reines de Normand Chaurette (Théâtre d’Aujourd’hui, 1991).

Entre 1985 et 2002, Andrée Lachapelle a présidé les Auditions générales du Quat’Sous qu’elle a créées avec Pierre Bernard.

À la télévision et au cinéma
La carrière télévisuelle d’Andrée Lachapelle comprend une participation à de nombreuses séries dramatiques dont Le Temps d’une paix, Monsieur le ministre, Le Volcan Tranquille, Emma, L’Héritière de Grande-Ourse et L’Auberge du chien noir.

Au cinéma, Andrée Lachapelle joue dans plusieurs films dont Jésus de Montréal de Denys Arcand (1988), Dans le ventre du dragon d’Yves Simoneau (1988), Comme un voleur de Michel Langlois (1990 - prix Guy-L’Écuyer de la meilleure interprétation), Léolo de Jean-Claude Lauzon (1991), Cap Tourmente de Michel Langlois (1992), Littoral de Wajdi Mouawad (2003) et Le Secret de ma mère de Ghislaine Côté (2005).

André Lachapelle est décorée de l’Ordre du Canada (1985) et de l’Ordre national du Québec (1998). En 2000, elle est lauréate du prix du Mérite du français dans la culture, remis à une personnalité dont la qualité d’expression en français est reconnue du grand public.

Ardente Lachapelle
Portrait d’Andrée Lachapelle dans L’Actualité réalisé par André Ducharme
Cliquez ici pour le lire.

Sur les planches avec Andrée Lachapelle
Photoreportage de L’Actualité qui illustre les moments marquants de sa carrière
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