À propos du spectacle
Du 4 au 7 mars 2009 au Studio
L’aventure du spectacle qu’accueille le Théâtre français du 4 au 7 mars 2009 commence il y quatre ans alors que paraît un tout petit roman : Je voudrais me déposer la tête de Jonathan Harnois. Parmi les nombreux lecteurs happés par la sincérité bouleversante de l’ouvrage d’à peine cent pages, le metteur en scène Claude Poissant est soufflé par ce récit poétique poignant évoquant le désespoir d’un jeune homme de vingt ans atterré par le suicide de son meilleur ami. Tout de suite, une envie : porter ces mots, délicats et précieux, à la scène.
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Présentation du spectacle
Œuvre de désarroi, de colère et de lucidité sur l’errance des sentiments et les tourments d’une jeunesse prisonnière de sa banlieue, Je voudrais me déposer la tête nous place face à l’abîme, à l’inconcevable. En livrant le périple intérieur d’un Ludo dévasté, après le geste d’un Félix désormais silencieux, tout en racontant son pèlerinage avec Andelle, sa boussole, Harnois nous force à envisager notre propre désespoir, notre souffrance la plus intime, sans ciller. La prise de parole du jeune romancier propage étrangement un désir fougueux de choisir la lumière.
Des mots qui viennent du coeur
« Il n’y a rien de mal dans la colère, la tristesse, la détresse, nous dit Jonathan Harnois. Le problème survient lorsqu’on refuse de les vivre. Refuser d’être en colère est bien plus grave que d’écouter lucidement gronder la colère en soi. Refuser d’être triste entraîne des congestions et des malaises bien plus grands que les pleurs eux-mêmes. […] Je voudrais me déposer la tête m’a permis de découvrir qu’en réalité on n’a pas peur de la mort ; on a peur de la vie. »
Un spectacle choral de Claude Poissant
À la poésie du texte, Claude Poissant décide de répondre sur scène par la poésie des corps, des images, des sons. Il en fait un spectacle choral, aussi sensible et tranchant que le roman, d’une beauté formelle évidente et portée par une génération d’artistes n’ayant pas peur de fouiller les émotions et sensations quelque peu taboues qui entourent le suicide. Le directeur artistique du Théâtre PàP, spécialisé dans la création depuis trente ans déjà, s’est en effet entouré d’une jeune équipe d’acteurs et de concepteurs obnubilée par une même fixation : se rassembler, côte à côte, coude contre coude, pour résister à un néant commun et partager le plus authentiquement possible cette magnifique parole dédiée à la vie, à l’amitié et à l’amour.
Ce spectacle a été créé le 27 mars 2007 au Théâtre Espace Go à Montréal dans une production du Théâtre PàP.
Durée : 1 h 25, sans entracte
Je voudrais me déposer la tête, le roman, a été publié en 2005 aux Éditions Sémaphores.
Le Lendemain de la fête
Tout au long de la création de la pièce Je voudrais me déposer la tête, le réalisateur Stefan Miljevic a suivi l’équipe réunie par Claude Poissant et a tiré de ses observations une œuvre de son cru : Le Lendemain de la fête. À mi-chemin entre le documentaire, la fiction et le film d’art et d’essai, cette bobine de 90 minutes se veut une ode au pouvoir salvateur de l’art. En plus d’offrir de rares traces du processus de création d’un spectacle de théâtre, le réalisateur cherche à mettre en lumière le paysage intérieur du suicidé tout en explorant la longue route vers l’acceptation que parcourt l’endeuillé.
À voir le jeudi 26 février 2009 à 18 h
À l’Alliance française d’Ottawa (352, rue MacLaren)
Cliquez ici pour en savoir plus.
Le Théâtre français remercie Mammouth Films et l’Alliance française de rendre cette projection possible.
Réservations
En ligne
Ticketmaster : 613-755-1111
Billetterie du CNA : 53, rue Elgin, Ottawa
Du lundi au samedi de 10 h à 21 h
Billets
32,50 $ / 17,50 $ étudiant / 11 $ Buzz en direct
Groupes de dix personnes et plus
613-947-7000, poste 384 / grp@nac-cna.ca








